Un vent de confirmation souffle sur la Canebière. Alors que la saison 2025-2026 se déroule sous haute tension, l’Olympique de Marseille ajuste sa direction du football avec l’objectif affiché de retrouver stabilité sportive et cohérence dans le recrutement. Au cœur des discussions : la possible montée en puissance de Federico Balzaretti, jusque-là directeur sportif adjoint, pressenti pour devenir le directeur sportif principal et assurer le rôle stratégique au sein du club. Ce mouvement ferait suite à une période de défis structurels, où la direction a alterné entre révolutions et ajustements progressifs. La candidature de Balzaretti est perçue comme une solution de continuité technique et humaine, capable de maintenir un cap pragmatique tout en dynamisant les relations entre centre de formation et équipe première. L’enjeu est clair : transformer des choix de management sportif en résultats sur le terrain, tout en optimisant le recrutement et en préservant l’identité du club. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si l’OM optera pour un modèle interne, garant de cohérence, ou s’il choisira une figure externe pour impulser un vrai changement.
- Situation actuelle : Federico Balzaretti pressenti pour prendre la suite au poste de directeur sportif.
- Objectif du club : stabilité, gestion du recrutement et alignement entre le centre de formation et l’équipe première.
- Contexte interne : Medhi Benatia a porté des responsabilités récentes ; Alessandro Antonello nommé directeur général apporte une nouvelle hiérarchie.
- Risques : pression des supporters, marchés des transferts tendus, nécessités compétitives sur plusieurs fronts.
- Opportunités : promotion interne favorisant la continuité, intégration des jeunes talents et optimisation du réseau de scouts.
OM : pourquoi Federico Balzaretti apparaît comme candidat favori au poste de directeur sportif
La montée en puissance de Federico Balzaretti au sein de l’organigramme marseillais tient d’abord à un parcours professionnel construit sur la polyvalence et l’observation. Ancien latéral de l’AS Roma, il a transposé son expérience de terrain dans des fonctions de gestion et d’analyse, en particulier depuis sa prise de poste comme directeur sportif adjoint en novembre. Cette familiarité avec les dossiers chauds du club le place naturellement en pole position pour reprendre la main sur le secteur sportif.
Balzaretti bénéficie d’un avantage notable : la connaissance des rouages internes. Il a eu l’occasion d’entrer en contact avec le réseau de scouts, d’examiner les profils en provenance du centre de formation et d’appréhender les besoins de l’équipe première dans un contexte où l’OM doit composer avec des impératifs financiers et sportifs. Cette continuité est précisément ce que cherche Pablo Longoria : une figure capable d’assurer la transition sans révolution brutale.
La logique d’une promotion interne s’appuie aussi sur la nécessité de limiter les risques liés à un changement complet du management sportif. Dans une période agitée, où les supporters et les médias scrutent chaque décision, l’option Balzaretti incarne la combinaison d’un visage discret mais expérimenté, et la promesse d’un pilotage pragmatique du mercato. Son profil est perçu comme capable de stabiliser les relations entre la direction et le staff technique, tout en conservant une vigilance accrue sur le recrutement.
En coulisses, le dossier de succession avance vite. Les rumeurs sur d’autres candidats ne manquent pas, et certains observateurs évoquent encore des pistes externes ou des retours de figures historiques. Pourtant, la tendance interne se renforce : un schéma de promotion qui favorise l’appropriation rapide des responsabilités et limite la période d’adaptation. C’est un critère essentiel quand la fenêtre de mercato commande des décisions rapides et efficaces.
Sur le plan humain, Balzaretti est décrit comme un gestionnaire travailleur et discret, plus soucieux de résultats concrets que de communication tonitruante. Cette posture peut s’avérer précieuse pour un club qui a parfois souffert de messages discordants entre ses différentes composantes. Enfin, l’option d’une promotion interne s’inscrit dans une volonté stratégique : préserver l’ADN du club tout en modernisant certaines procédures de travail.
En synthèse, la candidature de Balzaretti représente une solution pragmatique et mesurée. Elle répond à un besoin immédiat de cohérence et délivre une promesse de stabilité. Reste à voir si cette continuité suffira à impulser les changements nécessaires sur le marché des transferts et en compétition.
Insight : la promotion de l’adjoint vers le poste-clef favorise la cohérence opérationnelle et réduit la période d’adaptation, condition essentielle pour un club en quête de résultats rapides.
Les compétences tactiques et le management sportif que Balzaretti apporterait à l’OM
Pour évaluer ce que Balzaretti pourrait concrètement apporter, il faut décortiquer deux dimensions : la vision tactique et la capacité de management sportif. Sur le plan tactique, un ancien joueur de niveau européen apporte souvent une lecture du jeu pertinente, capable d’anticiper les besoins d’une équipe en fonction des systèmes adoptés par l’entraîneur. Balzaretti a déjà travaillé en proximité avec le staff technique, ce qui lui permet d’identifier les profils qui s’intègrent le mieux au système de jeu en place.
En matière de management sportif, l’expérience en tant qu’adjoint permet de maîtriser la gestion quotidienne des dossiers : contractualisation, négociation avec les agents, suivi des jeunes, et coordination des scouts. Balzaretti connaît les process internes et sait naviguer entre pression médiatique et décisions de long terme. Cette capacité de management est essentielle pour faire fonctionner l’appareil club sur plusieurs saisons, du centre de formation jusqu’à l’équipe première.
Compétences clés et illustrations pratiques
Parmi les aptitudes à mettre en avant :
- Identification des profils : repérer des joueurs compatibles avec les schémas tactiques et l’économie du club.
- Coordination du réseau de scouting : améliorer la communication entre recruteurs locaux et correspondants étrangers.
- Gestion des priorités : arbitrer entre besoins immédiats et investissements structurants.
Un exemple concret : la gestion d’un dossier jeune talenté issu du centre. Balzaretti, ayant déjà travaillé sur des dossiers formation, est capable de planifier une intégration progressive en prêt ou en rotation, tout en garantissant une valorisation financière si le transfert est inévitable. Cette approche pragmatique limite l’usure du joueur et optimise la rentabilité sportive.
Un autre point fort est la connaissance des marchés européens. Avoir évolué dans un club comme la Roma donne une vision précise des circuits de recrutement italiens, portugais ou latins. Cela peut s’avérer précieux pour diversifier les cibles et sécuriser des affaires moins exposées médiatiquement mais à fort potentiel.
Enfin, le management sportif implique aussi une capacité à piloter des KPI clairs : nombre d’heures de scouting par profil, pourcentage de réussite des transferts, intégration des jeunes dans l’effectif professionnel. Une direction sportive crédible mettra en place des outils de suivi pour professionnaliser ces processus.
| Compétence | Impact sur l’OM | Indicateur de succès |
|---|---|---|
| Vision tactique | Meilleur alignement entre recrutement et système de jeu | Taux d’adaptation des recrues (%) |
| Réseau scouting | Diversification des sources de talents | Nombre de recrues rentables |
| Gestion financière | Optimisation des ventes et achats | Balance transfert sur 2 saisons |
Insight : la combinaison d’une lecture tactique fine et d’un management structuré est le socle sur lequel repose la crédibilité d’un directeur sportif opérationnel.
Impact sur le recrutement et la stratégie de mercato de l’OM
La nomination d’un nouveau directeur sportif influe directement sur la politique de recrutement. Balzaretti hérite d’un marché des transferts tendu où chaque mouvement nécessite un arbitrage fin entre ambitions sportives et contraintes budgétaires. Sa connaissance du club depuis l’intérieur facilite la priorisation des postes à renforcer, mais l’enjeu principal reste la capacité à dénicher des profils sous-évalués et adaptables aux exigences de la Ligue 1 et des compétitions européennes.
Sur la méthode, l’accent devrait être mis sur une combinaison d’analyse de données et d’observation terrain : utiliser le scouting analytique pour repérer les signaux faibles, puis valider par des déplacements de scouts et des références terrain. Ce modèle hybride se révèle souvent le plus efficace pour limiter les erreurs de casting. Balzaretti connaît cette logique et peut la promouvoir au sein du management sportif.
Priorités de recrutement pour l’OM
- Renforcer les zones vulnérables identifiées par l’équipe technique (défense centrale, latéral gauche, milieu récupérateur).
- Intégrer des jeunes du centre via des prêts intelligents pour assurer leur progression.
- Sélectionner des profils polyvalents pour optimiser la composition d’un groupe compétitif sur plusieurs tableaux.
La vision stratégique implique aussi de gérer les ventes. Dans un marché actif, convertir des talents en ressources financières reste nécessaire. L’OM devra donc équilibrer la préservation d’un effectif compétitif et la réalisation d’opérations rentables. À ce titre, la capacité du directeur sportif à négocier et à construire des relations durables avec les agents fera la différence.
Il est utile de comparer ces choix à des pratiques observées ailleurs en Europe. Certains directeurs comme ceux décrits dans la presse allemande ont défendu des stratégies patientes sur le mercato, en valorisant les jeunes talents et en ajustant les priorités selon les fenêtres de transfert. Ces approches peuvent servir de modèle pour l’OM, en adaptant la philosophie au contexte français et aux attentes des supporters.
Enfin, la communication autour des recrutements doit être maîtrisée. Face à la pression marseillaise, chaque arrivée ou départ est scruté ; un directeur sportif efficace sait temporiser et structurer la narration autour des décisions prises, ce qui est essentiel pour préserver la sérénité du club durant les périodes critiques.
Insight : le futur directeur sportif devra privilégier une stratégie de recrutement pragmatique, axée sur la diversité des sources et la valorisation du patrimoine formateur, afin d’assurer compétitivité et stabilité financière.
Organisation interne : continuité ou révolution ? Le rôle stratégique du directeur sportif
L’arrivée d’un nouveau directeur sportif pose la question du modèle organisationnel : maintenir l’existant ou impulser des réformes profondes. À Marseille, la présence d’un nouveau directeur général, nommé au 1er juillet, modifie les équilibres et nécessite une coordination claire entre les fonctions. Le rôle stratégique du directeur sportif est alors de garantir que les orientations sportives soient compatibles avec la vision exécutive du club.
Dans cette configuration, trois leviers sont déterminants : la gouvernance, la répartition des responsabilités et la qualité du reporting. Un directeur sportif performant définira des objectifs mesurables pour les scouts, le département recrutement et le centre de formation. Il articulera ces objectifs avec la cellule financière pour sécuriser les décisions prises sur le marché.
La question de la continuité se pose naturellement. Promouvoir un adjoint comme Balzaretti encourage la stabilité, mais cela ne doit pas empêcher l’innovation opérationnelle. Au contraire, il faut profiter de la transition pour moderniser certains process : digitalisation des rapports de scouting, utilisation accrue de l’analyse vidéo, et renforcement des partenariats internationaux.
Un cas pratique illustre bien ces enjeux : la gestion d’un dossier de succession interne tout en intégrant un directeur général externe. Le dialogue entre les deux postes est crucial pour éviter les redondances et clarifier les responsabilités. Le directeur sportif devra développer un plan d’actions sur 18 mois intégrant objectifs sportifs et contraintes économiques. Cette feuille de route permettra d’arbitrer les priorités et d’aligner staff et direction.
Sur le plan culturel, la nouvelle direction doit aussi soigner la relation avec les supporters. L’OM, club à forte identité, exige des choix explicables et une narration cohérente. Le succès d’un directeur sportif dépendra en partie de sa capacité à fédérer autour d’un projet ambitieux et réaliste.
Insight : un directeur sportif efficace conjugue continuité institutionnelle et modernisation des process, garantissant cohérence entre ambitions sportives et réalité économique.
Scénarios possibles : succession, autonomie et compétition à venir
Projetons plusieurs scénarios pour l’OM à court et moyen terme. Premier scénario : Balzaretti prend officiellement le poste et consolide une direction interne. Dans ce cas, l’OM mise sur la continuité et la mise en œuvre progressive d’un projet sportif cohérent. Les avantages : intégration rapide, connaissance des dossiers, moins de chocs culturels. Les limites : risque de manque d’ambition disruptive si les procédures ne sont pas remises à jour.
Second scénario : le club opte pour une solution externe de grande envergure. Cette option peut provoquer une révolution culturelle et technique, mais elle s’accompagne d’une période d’adaptation plus longue. Dans un contexte où la compétition nationale et européenne exige des résultats immédiats, le timing peut être défavorable.
Troisième scénario : un partage de pouvoirs structurel, où le directeur sportif dispose d’une forte autonomie sportive, tout en travaillant en étroite collaboration avec le directeur général. Ce modèle hybride permet de conjuguer vision long terme et prise de décisions rapide sur le mercato.
En parallèle, la saison 2026 impose des échéances sportives. L’OM doit être compétitif en championnat et viser une présence honorable en coupe européenne pour préserver les revenus et l’attractivité du club. La stratégie de recrutement et la stabilité managériale seront des facteurs décisifs pour atteindre ces objectifs.
Pour illustrer les enjeux externes, on peut observer comment d’autres clubs gèrent leurs transitions : certains directeurs sportifs en Bundesliga ont récemment expliqué leur lecture du marché et la nécessité de protéger les jeunes talents en les intégrant tôt dans l’équipe première. Ces retours d’expérience sont utiles pour calibrer la politique marseillaise et prioriser les investissements.
Enfin, la réussite de la stratégie dépendra aussi de la capacité à anticiper les mouvements du marché européen. Les tensions sur certains postes clefs obligent à être réactif — et parfois opportuniste. Dans ce cadre, l’OM gagnerait à conserver une marge de manœuvre financière pour saisir les opportunités.
Insight : la meilleure issue combine stabilité interne, autonomie décisionnelle du directeur sportif et flexibilité financière, conditions indispensables pour performer sur les différents fronts de compétition.
Qui est actuellement pressenti pour devenir le directeur sportif de l’OM ?
Federico Balzaretti, directeur sportif adjoint depuis novembre, est pressenti pour succéder à Mehdi Benatia. Sa promotion interne offrirait de la continuité et une connaissance approfondie des dossiers du club.
Quels sont les enjeux principaux de cette nomination ?
Les enjeux incluent la stabilité du management sportif, la cohérence du recrutement, la valorisation du centre de formation et la capacité à aligner ambitions sportives et contraintes financières.
Comment la décision influera-t-elle sur le mercato ?
La nomination impactera les priorités de recrutement : ciblage de profils compatibles avec le système de jeu, arbitrage entre besoins immédiats et investissements structurants, et accélération des processus de scouting.
Le club a-t-il d’autres options que la promotion interne ?
Oui. L’OM pourrait viser une figure externe pour impulser un changement radical. Toutefois, une solution interne est souvent privilégiée pour réduire la période d’adaptation et maintenir la cohérence opérationnelle.
Pour approfondir certains éléments du contexte, lire aussi L’OM en pleine tourmente : le choix de l’entraîneur et la réflexion plus large sur le marché des transferts exposée dans Eberl défend ses choix de mercato, afin de situer la stratégie marseillaise dans un contexte européen comparatif.
Je suis analyste football et rédacteur spécialisé dans les compétitions internationales, les équipes nationales et l’évolution du jeu moderne. À travers mes articles, j’apporte une lecture claire, documentée et accessible du football mondial, en mettant l’accent sur le contexte, l’analyse et la compréhension plutôt que sur le simple résultat.

