Maroc : Ouahbi justifie sa gestion prudente d’Hakimi, peu sollicité selon lui

Achraf Hakimi n’a disputé que 21 minutes lors du dernier rassemblement des Lions de l’Atlas. Le sélectionneur Mohamed Ouahbi a assumé cette utilisation limitée, expliquant qu’il voulait éviter de prendre des risques avec un joueur récemment touché à la cuisse. Appelé malgré cette alerte physique, le latéral droit a été ménagé après avoir manqué le match contre le Gabon sur suspension.

Le choix du staff s’est aussi inscrit dans une séquence où d’autres joueurs ont pu occuper le couloir droit. Après son entrée en jeu contre le Lesotho, Hakimi est resté sur le banc face au Mali. Ouahbi a souligné que les jeunes remplaçants avaient répondu présent, tout en rappelant que leur progression demande du temps et de la continuité.

En bref

  • Hakimi, 27 ans, compte 103 sélections et 12 buts avec le Maroc selon les données communiquées.
  • Il a joué les 21 dernières minutes contre le Lesotho, après avoir été suspendu face au Gabon.
  • La gestion prudente du capitaine visait à limiter le risque de rechute à la cuisse.
  • Ouahbi a salué les jeunes joueurs appelés à prendre le relais et insisté sur la cohésion collective.

Maroc : pourquoi Mohamed Ouahbi a limité le temps de jeu d’Achraf Hakimi

La décision de Mohamed Ouahbi repose d’abord sur la préservation physique. Achraf Hakimi a rejoint la sélection marocaine alors qu’un problème à la cuisse appelait à la vigilance. Dans ce contexte, le staff a choisi de ne pas le solliciter sur toute la durée des rencontres, même si son statut de capitaine et son influence dans le jeu auraient pu justifier une présence plus longue.

La chronologie éclaire cette prudence. Suspendu lors de la victoire 2-0 contre le Gabon, le défenseur du Paris Saint-Germain a ensuite remplacé Noussair Mazraoui, blessé, pour les 21 dernières minutes du match face au Lesotho, remporté 2-0 dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. Il n’a pas participé au match nul amical contre le Mali, conclu sur le score de 1-1.

Cette gestion prudente traduit un arbitrage classique en sélection : l’importance sportive immédiate d’un cadre face au risque de compromettre sa disponibilité future. Pour un joueur dont le poste exige des courses répétées, des accélérations et des retours défensifs, une reprise graduelle peut compter autant que le résultat d’une rencontre. Les interrogations autour de l’état physique d’Hakimi s’inscrivent dans cette logique, sans que le temps de jeu réduit permette à lui seul de mesurer la gravité du pépin.

La déclaration du sélectionneur sur le risque de rechute

En conférence de presse, Ouahbi a expliqué qu’Hakimi avait peu participé afin de ne pas « prendre beaucoup de risques ». La déclaration du sélectionneur donne une justification médicale et sportive à son choix, sans présenter le joueur comme écarté du groupe. Hakimi était bien convoqué, mais son rôle a été adapté aux circonstances et à l’état de sa cuisse.

Cette nuance est importante. Une présence dans le groupe ne signifie pas automatiquement une titularisation ou un temps de jeu conséquent : elle permet aussi au staff d’évaluer le joueur au quotidien et de décider en fonction de l’évolution de sa condition. Dans une fenêtre internationale courte, l’encadrement doit également éviter qu’une gêne ne se transforme en indisponibilité plus longue, pour le club comme pour le pays.

La prudence ne remet pas en cause la place du latéral dans le projet marocain. Avec 103 sélections et 12 buts selon les chiffres fournis, son expérience pèse dans les choix du collectif. Mais l’enjeu est de pouvoir compter sur lui lorsqu’il est prêt à fournir ses efforts habituels, plutôt que de l’exposer trop tôt. C’est aussi le sens des questions régulièrement posées sur le profil et la carrière d’Achraf Hakimi, joueur central par son volume et sa capacité à accélérer le jeu.

Les images de conférence de presse permettent de replacer les propos dans leur contexte : le choix présenté par Ouahbi concerne la gestion du rassemblement, et non une remise en cause de l’importance du capitaine.

Les jeunes remplaçants profitent des minutes libérées

En limitant l’exposition d’Hakimi, le staff a aussi ouvert une possibilité à d’autres joueurs. Ouahbi a estimé que les jeunes avaient livré de bons matchs et montré des qualités, tout en rappelant qu’il faut leur laisser le temps de s’installer. Ali Maamar et Zakaria El Ouahdi sont notamment associés à cette relève dans les éléments du rassemblement.

Pour une sélection, ces minutes ont une valeur concrète. Elles permettent aux remplaçants de se familiariser avec les automatismes, de tester leurs repères défensifs et de comprendre les exigences du poste face à des adversaires différents. Le remplacement de Mazraoui au cours du match contre le Lesotho illustre cette nécessité d’être prêt, même lorsque le plan initial évolue en raison d’une blessure.

La concurrence peut également renforcer le groupe sans effacer la hiérarchie. Un jeune latéral qui répond présent apporte une solution supplémentaire, tandis qu’un cadre comme Hakimi conserve son rôle de référence. La question « Walid Regragui ? » renvoie à l’arrière-plan des débats sur le pilotage de la sélection, mais la déclaration rapportée ici concerne bien les choix et les explications de Mohamed Ouahbi. L’enjeu immédiat est de transformer les apparitions ponctuelles en connexions fiables.

Un effectif jugé complet, avec des automatismes à renforcer

Ouahbi a défendu la profondeur de l’effectif marocain en affirmant que l’équipe disposait de joueurs capables d’occuper les postes nécessaires. Il a également rappelé le parcours de la sélection, notamment son quart de finale de Coupe du monde, pour souligner que le Maroc a déjà démontré sa capacité à rivaliser au plus haut niveau.

Son propos ne se limite pas à la quantité de solutions disponibles. Le sélectionneur a insisté sur la nécessité d’améliorer les connexions sur le terrain et de conserver sérieux, simplicité et exigence. C’est un point déterminant pour les couloirs : un latéral offensif a besoin de repères avec l’ailier, le milieu excentré et les défenseurs centraux, surtout lorsque le titulaire habituel est absent ou ménagé.

Le rassemblement a donc servi à la fois à protéger un joueur important et à observer d’autres options. Dans un calendrier international chargé, l’équilibre consiste à préserver les cadres sans figer l’équipe autour d’eux. Le discours de Ouahbi associe ainsi confiance dans le vivier et travail sur les automatismes : la profondeur devient réellement utile lorsque les joueurs savent se compléter.

Le match nul face au Mali fournit un exemple de cette phase d’évaluation : Hakimi n’a pas été utilisé, tandis que le staff pouvait observer la réponse collective sans lui.

Ce que cette gestion prudente signifie pour la sélection marocaine

Le faible temps de jeu d’Hakimi ne constitue pas, à lui seul, un signal de déclassement. Les éléments communiqués indiquent plutôt une décision ponctuelle, liée à une gêne à la cuisse et à la volonté d’éviter une rechute. La distinction compte pour les supporters comme pour l’analyse sportive : une absence de titularisation ne traduit pas nécessairement un changement de statut.

La sélection marocaine doit toutefois tirer profit de ces périodes où un cadre est disponible sans être pleinement mobilisé. Les solutions testées sur le côté droit peuvent offrir une couverture supplémentaire, à condition que les joueurs concernés gagnent en coordination et en expérience. Le retour d’Hakimi à un rôle plus important dépendra de son état physique et des évaluations du staff, plutôt que d’une obligation de le faire jouer à chaque rencontre.

Pour Ouahbi, la ligne directrice est claire : préserver les joueurs, donner des responsabilités à la jeune garde et poursuivre le travail collectif. Cette approche peut sembler conservatrice à court terme, mais elle vise à maintenir davantage d’options pour la suite. Dans une équipe ambitieuse, la disponibilité des cadres et la progression des remplaçants sont deux objectifs complémentaires.

Combien de temps Achraf Hakimi a-t-il joué lors du rassemblement ?

Il a disputé les 21 dernières minutes contre le Lesotho. Il avait été suspendu face au Gabon puis est resté sur le banc contre le Mali.

Pourquoi Mohamed Ouahbi a-t-il limité son utilisation ?

Le sélectionneur a expliqué vouloir éviter de prendre des risques avec Hakimi, qui avait été appelé malgré un problème à la cuisse.

Hakimi a-t-il joué contre le Mali ?

Non. Le latéral marocain est resté sur le banc lors du match amical terminé sur le score de 1-1.

Ouahbi a-t-il évoqué les jeunes joueurs ?

Oui. Il a salué leurs prestations et leurs qualités, tout en soulignant qu’ils ont besoin de temps pour progresser et s’intégrer.

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