Marta, la reine du football féminin en coupe du monde : figure emblématique et phénomène global, Marta Vieira da Silva a transformé la compétition mondiale par ses exploits, sa longévité et son message engagé. Née le 19 février 1986 à Dois Riachos (Brésil), elle a marqué l’histoire en devenant la meilleure buteuse des Coupes du monde féminines, cumulant 17 buts en phase finale (record établi en 2019). Six fois désignée meilleure joueuse du monde par la FIFA (2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2018), détentrice de deux médailles d’argent olympiques (Athènes 2004 et Pékin 2008), elle incarne une passerelle entre générations. Le parcours international de Marta culmine avec une participation à six éditions de la coupe du monde (2003, 2007, 2011, 2015, 2019, 2023), avant une retraite internationale annoncée à l’issue de l’édition 2023, après l’élimination du Brésil en phase de poules à la suite d’un nul 0-0 contre la Jamaïque. Au-delà des statistiques, son influence se mesure à l’émergence d’un championnat féminin plus compétitif au Brésil et à l’écho médiatique planétaire qui accompagne désormais chaque grande compétition féminine. Ce texte examine, avec précision et dates, l’empreinte sportive, sociale et tactique de Marta en coupe du monde, sa passation de pouvoir vers la nouvelle génération et les défis structurels du football féminin sud-américain à l’orée du Mondial 2027 organisé au Brésil.
En bref :
- Marta : née le 19/02/1986, six fois meilleure joueuse FIFA, 17 buts en Coupe du monde (record féminin établi en 2019).
- Annonce de retraite internationale à l’issue de la Coupe du monde 2023, après le match nul 0-0 contre la Jamaïque.
- Impact social : prise de parole pour soutenir le football féminin et appel à la relève.
- Le Brésil accueillera la Coupe du monde féminine 2027 ; Marta s’est réjouie de l’attribution donnée au pays en 2023.
- Éléments structurels : environ 840 000 femmes pratiquent le football au Brésil, selon le dossier de candidature 2027.
Marta : parcours et records en coupe du monde — la carrière d’une reine du football
La trajectoire de Marta en Coupe du monde est un modèle d’excellence et de longévité. Présente pour la première fois en 2003, elle a participé à six éditions successives, une performance rare qui illustre son importance dans l’histoire du football féminin. En 2019, lors du Mondial français, Marta a franchi une étape historique en devenant la meilleure buteuse de l’histoire des Coupes du monde, atteignant 17 buts inscrits en phases finales — record qui la place au sommet des statistiques mondiales.
Sa collection de distinctions internationales inclut six trophées de meilleure joueuse du monde décernés par la FIFA (2006–2010, 2018), preuve d’une domination individuelle sur plus d’une décennie. Elle a aussi remporté des médailles d’argent aux Jeux olympiques d’Athènes (2004) et de Pékin (2008), des campagnes qui ont montré sa capacité à porter l’équipe nationale à haut niveau lors des grandes compétitions.
Moments-clés et matches décisifs
Plusieurs rencontres illustrent l’impact de Marta en coupe du monde : ses doublés et buts décisifs en phase de groupes, sa capacité à influencer des matchs face à des adversaires de premier plan et son leadership durant les phases à élimination directe. Le record de 2019 n’est pas un hasard : il est le résultat d’une constance rare et d’une efficacité devant le but. Cette régularité se construit sur des saisons internationales longues et une préparation technique solide.
Exemple concret : lors du Mondial 2011 et 2015, Marta a souvent été l’élément déterminant pour qualifier le Brésil et maintenir la visibilité de la sélection brésilienne sur la scène mondiale. Son influence dépasse le simple fait de marquer : elle attire des défenses, crée des espaces, et sert de catalyseur pour les jeunes attaquantes autour d’elle.
Chiffres et comparaisons
Au niveau statistique, la domination de Marta peut se lire en plusieurs indicateurs : nombre de buts en phases finales (17), nombre de participations (6 Coupes du monde), palmarès individuel (six fois élue par la FIFA). Ces chiffres expliquent pourquoi elle est souvent citée parmi les meilleures de tous les temps, aux côtés d’autres légendes du sport. Comparer ses 17 buts au record masculin de Miroslav Klose (16) est une illustration de son impact transgenre sur la mémoire de la Coupe du monde, même si les compétitions sont séparées.
En guise d’insight final : la carrière en coupe du monde de Marta n’est pas seulement une succession de chiffres, mais une démonstration de constance et d’empreinte durable qui a redéfini ce qu’est être une joueuse brésilienne au plus haut niveau.
L’impact social, économique et médiatique de Marta sur le football féminin au Brésil
L’influence de Marta dépasse les stades : elle a contribué à transformer la perception et la valeur économique du sport féminin au Brésil. Sa notoriété a servi de levier pour attirer sponsors, médias et jeunes pratiquantes vers le football féminin national. Le dossier de candidature du Brésil pour le Mondial 2027, approuvé lors du Congrès de la FIFA à Bangkok en 2023, souligne que le pays compte environ 840 000 femmes pratiquantes, dont près de 7 000 à un niveau compétitif. Ces chiffres, consolidés par l’augmentation de la couverture médiatique, sont le reflet d’un marché en expansion.
Marta a fréquemment utilisé sa plateforme pour porter des messages sociaux. Après l’élimination du Brésil en 2023, elle a appelé publiquement à soutenir la relève et à investir dans les structures. Sa demande a trouvé un écho dans l’espace public et politique, notamment lorsque le ministre brésilien des Sports a salué l’organisation du Mondial 2027 comme une opportunité de renforcer inclusion et égalité dans le sport.
Économie du championnat féminin et retombées
Sur le plan économique, la visibilité de Marta a servi de catalyseur pour des accords commerciaux et une plus grande audience télévisuelle. Les clubs, en particulier ceux héritiers des grands stades du Mondial 2014, envisagent désormais d’augmenter les infrastructures pour les championnats féminins. L’impact se mesure aussi dans les bilans de fréquentation et dans l’attention des sponsors locaux et internationaux.
À titre comparatif, des mouvements positifs de fréquentation dans d’autres ligues européennes et mondiales montrent la corrélation entre stars et audience. Des analyses récentes sur la fréquentation en Eredivisie montrent des records d’affluence, signe d’un intérêt croissant pour le football dans toutes ses composantes, un phénomène mentionné par la presse sportive et les observateurs du marché fréquentation record en Eredivisie.
Impact social et initiatives locales
Sur le plan social, Marta a inspiré des actions concrètes : campagnes d’accès au sport pour filles, projets communautaires et mécénat autour des écoles de football. L’anecdote d’« Ana », une jeune joueuse fictive originaire du Rio Grande do Sul, illustre ce fil conducteur : élevée dans une municipalité touchée par les inondations de 2023, Ana a trouvé dans les ateliers de football, soutenus par des clubs locaux, un moyen de résilience et d’émancipation. Marta avait publiquement évoqué son souhait que le premier match du Brésil au Mondial 2027 puisse se jouer dans le Rio Grande do Sul, après les inondations qui ont causé plus de 150 morts fin 2023, liant ainsi sport et reconstruction sociale.
Insight final : la dimension sociale et économique de l’œuvre de Marta se mesure autant aux chiffres de participation qu’aux histoires individuelles qu’elle a contribué à créer.
Passation de pouvoir en coupe du monde : Marta, la relève et l’exemple de la Jamaïque
La symbolique du match Brésil–Jamaïque (nul 0-0) en 2023 a cristallisé une transition générationnelle. Marta, après avoir félicité les Reggae Girlz pour leur première qualification en huitièmes de finale, a annoncé sa retraite internationale et délivré un message clair aux plus jeunes : soutenir le football féminin est une responsabilité collective. Ce moment a pris la forme d’une passation visible, illustrée par l’échange émotionnel entre Marta et la star jamaïcaine Khadija Shaw à la fin du match.
La scène est riche en signification : d’un côté, la légende qui clôt un cycle ; de l’autre, une génération montante capable de porter le jeu vers de nouveaux sommets. La Jamaïque, par sa qualification historique, incarne la démocratisation du football féminin au-delà des grandes nations traditionnelles. Marta, dans son message, a insisté sur la nécessité de persévérance institutionnelle — soutenant la sélectionneuse Pia Sundhage et appelant à une continuité du travail.
Impacts sportifs et institutionnels
La passation n’est pas seulement émotionnelle : elle suppose des mesures concrètes. Investissements dans les centres de formation, amélioration des calendriers nationaux et professionnalisation des ligues sont des chantiers nécessaires. Des exemples internationaux montrent que lorsque des stars attirent l’attention, les instances peuvent saisir l’opportunité pour structurer durablement le championnat féminin, comme le montre la couverture médiatique et les dossiers de candidatures internationaux présentés dans la presse unes incontournables de la presse sportive.
La passation avec Khadija Shaw — figure d’une équipe jamaïcaine en pleine ascension — symbolise un modèle : la star qui transmet sans s’effacer, encourageant les jeunes à oser et aux institutions à financer. Le récit d’« Ana » se poursuit ici : jeune attaquante locale, elle observe des matchs, suit des entraînements inspirés par Marta, et rêve d’un jour jouer dans un stade réaménagé pour le Mondial 2027.
Insight final : la passation entre Marta et la relève est autant symbolique que pratique — elle appelle des actions structurées pour transformer un héritage en progrès pérenne.
Tactique et style : analyser pourquoi Marta a dominé la Coupe du monde
Marta n’a pas seulement brillé par ses statistiques ; son jeu est une combinaison de technique, de vision et d’intelligence positionnelle. Capable de jouer derrière l’attaquante ou dans un rôle de second buteur, elle combine accélérations, contrôle orienté et une capacité à marquer des buts décisifs sous pression. Son sens du timing pour les appels, sa technique de dribble et sa finition font d’elle une attaque multiple : créatrice d’occasions et finisseuse redoutable.
Aspects tactiques
Tactiquement, Marta a souvent servi de point d’ancrage offensif sur lequel les entraîneurs ont bâti des systèmes. L’utilisation d’un 4-2-3-1 avec Marta en position de numéro 10 a permis au Brésil de bénéficier d’un meneur capable d’alterner entre création et but. Son influence se mesure aussi à la façon dont les adversaires ont adapté leurs plans de match : marquages serrés, doubles marquages et contre-espaces systématisés pour la neutraliser.
Exemple : lors des qualifications et des phases finales, des équipes ont tenté d’isoler Marta en limitant les lignes de passe, ce qui a souvent libéré ses coéquipières. Le rôle d’une joueuse comme Marta transcende la simple statistique de buts : elle produit des espaces, attire l’attention et permet à d’autres joueuses d’exploiter des brèches.
Entraînement, endurance et longévité
La longévité de Marta tient aussi à une préparation physique adaptée et à un rythme de compétitions bien géré. Jouer six Coupes du monde impose une gestion des charges, de la récupération et des transitions entre saisons de club et sélections nationales. Son maintien au sommet durant plus de quinze ans est révélateur d’un professionnalisme complet, combinant travail technique, nutrition et stratégies de prévention des blessures.
Insight final : la domination de Marta en coupe du monde résulte d’un cocktail rare — talent technique, intelligence tactique et gestion rigoureuse de la carrière — qui fait d’elle un modèle pour les attaquantes contemporaines.
Héritage, perspectives pour 2027 et le futur du championnat féminin brésilien
Le futur du football féminin au Brésil est à la croisée des chemins. L’attribution du Mondial 2027 au Brésil en 2023 ouvre une fenêtre d’opportunités : modernisation des stades, visibilité accrue et possibilité d’un effet d’entraînement pour les championnats locaux. Marta s’est publiquement réjouie de cette attribution et a souhaité que le tournoi profite au développement local, en exprimant le souhait symbolique que le Rio Grande do Sul soit parmi les sites inauguraux.
Sur le plan institutionnel, les autorités ont mis en avant des objectifs d’impact social et d’héritage : inclusion, diversité et égalité. Ces politiques devront être accompagnées d’investissements concrets dans la formation, la professionnalisation des compétitions et la promotion médiatique. La densité démographique du Brésil (environ 203 millions d’habitants) et le nombre croissant de pratiquantes offrent un réservoir humain qui nécessite une structuration adaptée.
Actions recommandées pour maximiser l’héritage
- Renforcement des centres de formation pour les jeunes filles avec encadrement qualifié.
- Professionnalisation des ligues et harmonisation des calendriers pour protéger la santé des joueuses.
- Soutien financier ciblé aux clubs de base pour développer des filières locales.
- Campagnes médiatiques pour valoriser le championnat féminin et attirer sponsors et audiences.
- Mesures post-catastrophe pour lier sport et résilience communautaire (ex : actions au Rio Grande do Sul).
Ces mesures, si elles sont mises en œuvre, permettront non seulement d’honorer l’héritage de Marta mais aussi d’inscrire durablement le Brésil dans le peloton de tête du football féminin mondial. Des voix du monde du football, observateurs et clubs, soulignent l’importance d’investir maintenant pour que les générations suivantes ne fassent pas que contempler une légende, mais qu’elles la dépassent.
Insight final : l’héritage de Marta est un appel à la transformation structurelle — capitaliser sur la visibilité pour construire un avenir durable du football féminin.
Quel est le record de Marta en Coupe du monde ?
Marta est la meilleure buteuse féminine de l’histoire des Coupes du monde avec 17 buts inscrits en phases finales, record établi lors du Mondial 2019.
Combien de fois Marta a-t-elle été élue meilleure joueuse par la FIFA ?
La joueuse brésilienne a reçu le titre de meilleure joueuse du monde par la FIFA à six reprises : 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2018.
Quand Marta a-t-elle annoncé sa retraite internationale ?
Marta a annoncé la fin de sa carrière internationale à l’issue de la Coupe du monde 2023, après l’élimination du Brésil en phase de poules.
Quel impact le Mondial 2027 au Brésil peut-il avoir ?
L’organisation du Mondial 2027 au Brésil offre une opportunité d’investissement dans les infrastructures, la professionnalisation du championnat féminin et la promotion sociale du sport pour les jeunes filles.
Je suis analyste football et rédacteur spécialisé dans les compétitions internationales, les équipes nationales et l’évolution du jeu moderne. À travers mes articles, j’apporte une lecture claire, documentée et accessible du football mondial, en mettant l’accent sur le contexte, l’analyse et la compréhension plutôt que sur le simple résultat.
