Les résolutions du Nouvel An ont pris une forme très concrète pour l’Eredivisie en ce début d’année : juguler l’instabilité à Amsterdam, trier les effectifs à Rotterdam et convertir promesses individuelles en succès collectifs. Le paysage du football néerlandais en 2026 réclame des décisions claires sur les transferts, une vision technique renouvelée et une lecture pragmatique de la performance sportive. Certaines équipes, comme l’Ajax, voient la saison basculer autour d’un socle défensif à reconstruire ; d’autres, à l’image de Feyenoord, doivent opérer un véritable grand ménage pour retrouver une identité. Dans ce décor, les secondes parties de saison sont souvent décisives : direction sportive, gestion de la rotation et choix de mercato déterminent si des aspirations européennes seront tenables.
Les lecteurs trouveront dans cet article des pistes tactiques, des priorités de mercato et des résolutions concrètes applicables pour chaque club analysé. L’approche se veut à la fois analytique et divertissante, en mettant en lumière des cas concrets, des chiffres-clés et un fil conducteur illustratif qui permet de suivre les choix possibles d’un directeur sportif fictif. L’objectif : transformer de belles intentions en résultats mesurables.
- Ajax : priorité à la stabilité et à la reconstruction défensive après une première moitié de saison décevante.
- Feyenoord : grand ménage de l’effectif pour dégager une colonne vertébrale et retrouver une continuité tactique.
- AZ : arbitrer entre conserver Troy Parrott pour l’Europe ou réaliser un transfert lucratif en 2026.
- Excelsior et Fortuna Sittard : régler les soucis offensifs et administratifs pour transformer promesses en objectifs atteignables.
- Mesurer la performance sportive par des indicateurs précis : but encaissé, rythme, profondeur d’effectif et rendement des recrues.
Les résolutions du Nouvel An en Eredivisie : stabilité impérative pour l’Ajax
Problème : l’Ajax traverse une période de turbulence depuis le départ d’Erik ten Hag et reste orphelin de trophées. Cette instabilité managériale et structurelle a transformé la mission sportive en une succession d’incertitudes.
Constat : au cours de la première moitié de saison, l’équipe a encaissé 22 buts — un total qui représente leur deuxième pire entame depuis 2012, seulement devancée par la saison noire de 2023/24 (avec 32 buts concédés). Par ailleurs, à la trêve, le club accuse un retard conséquent sur le leader, avec un déficit de près de 16 points sur le PSV, rendant la conquête d’un titre quasi irréaliste à court terme.
Causes et diagnostic
L’instabilité managériale a érodé la clarté stratégique : rotation excessive, hésitations dans la couverture défensive et une transformation trop rapide du profil d’équipe. Les jeunes talents n’ont pas toujours bénéficié d’un cadre rassurant, et le recrutement a cherché à compenser avec des profils parfois inadaptés.
Le déficit défensif n’est pas uniquement statistique : il reflète un manque de coordination dans la ligne, des pertes de duel, et des transitions mal gérées. Le recrutement de Takehiro Tomiyasu est un signal positif, mais il faut davantage de pièces pour densifier la défense centrale et le couloir droit.
Solutions concrètes
1) Prioriser la stabilité managériale : l’arrivée de Jordi Cruyff en tant que directeur technique doit se traduire par un plan clair. Nommer un entraîneur avec une vision long terme — capable de développer un 11 de base et de limiter l’effet carrousel — doit être la première résolution officielle.
2) Refonte défensive : recruter un leader défensif capable d’organiser la ligne arrière. L’identification d’un joueur d’expérience, même temporaire, permettra d’épauler les jeunes et de restaurer la confiance collective.
3) Gestion des ressources et du temps de jeu : réduire les expérimentations sur l’ossature. La stabilité se gagne aussi par la répétition des automatismes et la réduction des permutations tactiques inutiles.
Exemples et mise en pratique
Cas pratique : lors d’un match amical de préparation, un Ajax stabilisé avec une charnière fixe et un gardien protagoniste devrait présenter des séquences de pressing organisées et moins de pertes en transition. Les entraîneurs peuvent instaurer des blocs d’entraînement focalisés sur la coordination de la défense et sur le logement des latéraux lors des contre-attaques adverses.
Indicateurs de succès : baisse du nombre de buts encaissés par match, augmentation du pourcentage de duels gagnés et amélioration des clean sheets lors des dix prochaines rencontres. Ces signes permettront de mesurer l’impact concret des résolutions.
Insight final : pour l’Ajax, l’enjeu de 2026 n’est plus simplement de recruter des talents mais de restaurer une stabilité durable, condition sine qua non pour toute ambition européenne ou nationale.
La transition suivante porte directement sur Feyenoord et le besoin d’un nettoyage profond de l’effectif et des méthodes.
Grand ménage à Feyenoord : comment opérer un nettoyage efficace et reconstruire la stratégie d’équipe
Situation : Feyenoord a connu un calendrier paradoxal entre réussite initiale et déclin brutal. Le club a terminé l’année civile sur une série négative, avec sept défaites sur dix matchs, et l’instabilité de la composition est frappante : l’entraîneur a aligné 27 joueurs et n’a pas répété la même équipe de départ sur 12 rencontres.
Problème : la sur-rotation et l’absence d’une colonne vertébrale ont empêché l’émergence d’automatismes indispensables au haut niveau. Les blessures expliquent une part de la variabilité, mais la multiplication des tests tactiques relève d’une absence de cap clair.
Diagnostiquer l’excès d’effectif
Le phénomène est double : surplus de joueurs peu utilisés et prêts à revenir de prêt à la fin de saison. Avec neuf joueurs attendus de retour de prêt en juillet, le banc deviendra rapidement surchargé. Cette surabondance dilue les responsabilités et freine la progression des éléments clés.
Dennis te Kloese, en charge de l’aspect technique, fait face à une nécessité de tri qui dépasse la simple gestion des salaires : il faut définir un profil type par poste, évaluer la marge de progression de chaque élément et partir des besoins tactiques de l’équipe pour décider qui conserver.
Plan d’action : composition, rotation et transferts
1) Trouver l’XI idéal : identifier huit à dix titulaires indiscutables (gardien, charnière, milieu récupérateur, deux ailiers, un buteur) et bâtir autour d’eux une rotation mesurée. Un schéma fixe favorise la confiance et facilite la lecture des recrues.
2) Cibler les départs : prioriser les joueurs qui n’entrent pas dans le projet tactique et dont la valorisation peut financer des renforts. Le grand ménage doit être stratégique, non punitif, et viser à rééquilibrer la masse salariale.
3) Recrutements ciblés : renforcer les zones faibles avec des profils adaptés à la philosophie du coach. Un ailier capable de déséquilibrer en 1v1 et un milieu pivot qui protège la défense sont des priorités potentielles.
Exemples concrets et scénarios
Anecdote organisationnelle : imaginer un scénario où le club utilise les retours de prêt comme monnaie d’évaluation. Trois joueurs reviennent, deux sont immédiatement prêtés à nouveau pour gagner du temps de jeu, et un est intégré au groupe pour tester sa complémentarité en match de coupe. Les choix se font au cas par cas.
Indicateurs de succès : stabilité de la composition (répétition d’un XI sur plusieurs rencontres), hausse du taux de passes réussies dans les 30 mètres adverses, et baisse du nombre de titulaires indisponibles pour blessure musculaire liée à une surcharge de rotation.
Insight final : pour Feyenoord, le grand ménage n’est utile que s’il aboutit à une stratégie d’équipe claire — sans cela, la rotation redeviendra chaos et les supporters resteront exigeants.
Une vidéo permettant d’illustrer les choix tactiques et la saison récente de Feyenoord suit.
Transition vers l’illustration vidéo et l’analyse comparative.
AZ, Excelsior et Fortuna Sittard : décisions de transferts, équilibrage financier et résolutions pratiques
Contexte : les clubs de milieu de tableau et les promus doivent transformer opportunités individuelles en bénéfices collectifs. AZ, Excelsior et Fortuna Sittard illustrent trois approches de la résolution du Nouvel An : monétiser, corriger des faiblesses offensives, et régler des erreurs administratives.
AZ a des dilemmes très concrets autour de Troy Parrott. Recruté l’été précédent, l’Irlandais a explosé avec un début de saison tonitruant (10 buts en sept rencontres au démarrage). Sa valeur de marché, estimée à €21.3 million, positionne le club face à un choix : vendre pour réinvestir ou conserver pour aller loin en Europe.
AZ : cash-in versus continuité
Argument pour la vente : convertir une forte valorisation en liquidités permettrait d’équilibrer les comptes, d’acheter plusieurs renforts ciblés et de sécuriser la trésorerie. Cela s’avère tentant si le parcours européen n’assure pas de recettes substantielles.
Argument pour le maintien : AZ est encore engagé en UEFA Conference League avec un parcours vers les phases à élimination directe. Si le marché européen semble accessible et le groupe tient, garder Parrott optimise les chances sportives et la valorisation future peut être supérieure.
Exemple : un club ayant vendu trop tôt un jeune buteur peut regretter la perte d’occasions sportives. AZ doit évaluer la profondeur du marché des attaquants et la capacité du groupe à remplacer un renard de surface.
Excelsior : trouver un buteur et consolider l’exploit
Problème : la promue surprend par ses résultats — victoire historique à Amsterdam comprise — mais souffre d’un déficit de buts. Les principaux attaquants cumulés n’ont apporté que trois réalisations, alors que le milieu Noah Naujoks compte cinq buts.
Solution : recruter un attaquant de zone de finition, ou ajuster la tactique pour libérer davantage les ailiers et le milieu offensif. Un profil de buteur mobile capable de tenir la profondeur et de finir les centres serait prioritaire.
Fortuna Sittard : administration et Alen Halilovic
Situation administrative embarrassante : l’annonce de la non-inscription aux compétitions UEFA a coûté la possibilité de disputer des playoffs européens, privant le club de visibilité et de gains potentiels. À deux points de la huitième place, la décision administrative ressemble à une erreur stratégique.
Cas joueur : Alen Halilovic, longtemps invisible cette saison faute de blessures et de forme, voit son contrat expirer ; il est temps de trancher : prolongation conditionnelle ou libération pour libérer une place de budget.
Tableau récapitulatif des résolutions (AZ à Heracles)
| Club | Résolution 1 | Résolution 2 |
|---|---|---|
| Ajax | Nommer un manager stable et définir une ossature | Renforcer la défense centrale et les latéraux |
| AZ | Décision sur Troy Parrott : vendre ou conserver | Retrouver le rythme en Conference League |
| Excelsior | Recruter un buteur clinique | Conserver la dynamique de l’exploit à Amsterdam |
| Feyenoord | Définir un XI type et réduire la rotation | Élaguer l’effectif pour alléger la masse salariale |
| Fortuna Sittard | Régulariser l’inscription aux compétitions | Trancher sur le cas Alen Halilovic |
| Go Ahead Eagles | Profiter de l’Europe et protéger l’identité du club | Maintenir l’équilibre en championnat |
| FC Groningen | Consolider la place de play-offs | Obtenir une victoire référence face au top 3 |
| Heerenveen | Faire confiance à Robin Veldman | Développer le tandem Trenskow-Rivera |
| Heracles | Remplacer Jizz Hornkamp | Stabiliser le projet après l’éviction de Bas Sibum |
Une vidéo d’illustration sur les moments clés d’AZ et les promus apporte un angle visuel pour compléter l’analyse.
Le fil conducteur : Marco van Dijk, directeur sportif fictif, guide les résolutions du Nouvel An
Pour rendre les décisions plus palpables, suivez le parcours hypothétique de Marco van Dijk, directeur sportif fraîchement nommé d’un club fictif en Eredivisie. Marco incarne la méthode : diagnostic, planification, exécution et mesure.
Phase 1 — Diagnostic rapide : Marco réalise un audit de 72 heures. Il identifie les points faibles (pertes de duels, manque de finition, rotation excessive) et évalue le potentiel de chaque joueur.
Priorités et mise en œuvre
Priorisation : Marco choisit trois axes d’intervention pour janvier : recrutement ciblé (un défenseur, un buteur), clarification du projet sportif (XI-type), et gestion des prêts entrants. Pour chacun, des KPI sont définis : réduction des buts encaissés, augmentation des occasions nettes, et minimisation des blessures musculaires.
Conduite du changement : la communication est essentielle. Marco organise des réunions individuelles, explique les choix de rotation, et publie une feuille de route claire pour la deuxième partie de saison. La cohérence entre discours public et décisions internes devient cruciale pour la confiance des supporters.
Scénarios d’ajustement
Si le club vend une de ses pépites, Marco prévoit un plan B immédiat : marges salariales ajustées, prêt avec option d’achat, et recours au centre de formation. Si le club conserve ses talents, l’accent sera sur la stabilisation tactique et l’intégration progressive des recrues.
Anecdote : lors d’une réunion de recrutement fictive, Marco choisit de promouvoir un jeune du centre qui a montré maturité en coupe nationale plutôt que d’acheter un remplaçant trop cher. Ce choix symbolise la double logique d’un club néerlandais qui doit équilibrer ambitions et modèles économiques.
Insight final : à travers Marco, il devient évident que les résolutions du Nouvel An passent moins par des slogans que par des processus précis, mesurables et communiqués clairement à l’ensemble des acteurs.
Performance sportive : comment mesurer, piloter et transformer les résolutions en résultats
Mesurer la performance exige des indicateurs fiables. Plusieurs métriques doivent être combinées pour évaluer l’impact des décisions prises en janvier : buts encaissés, buts marqués, expected goals (xG), taux de possession dangereuse, et rendement des recrues.
Indicateur prioritaire : la stabilité de la composition. Répéter un XI sur plusieurs matches crée des automatismes et réduit les erreurs. La constance se mesure par le nombre de titulaires répétés et le temps de jeu cumulé des cadres.
Rythme et continuité : deux leviers à actionner
Rythme : être en capacité d’enchaîner les victoires nécessite une gestion fine des charges de travail. Les clubs doivent tendre vers un équilibre entre compétitions domestiques et européennes pour éviter l’essoufflement.
Continuité : la stratégie d’équipe repose sur des fondations techniques et mentales. Les performances individuelles doivent s’aligner avec le plan collectif afin que chaque recrue apporte une plus-value mesurable.
Exemples pratiques et indicateurs de succès
Exemple 1 : baisse du ratio buts encaissés par match sur dix rencontres consécutives suite à l’arrivée d’un défenseur central expérimenté. Cela témoigne d’un effet immédiat de stabilisation.
Exemple 2 : progression du rendement offensif d’Excelsior après l’introduction d’un buteur et d’un mouvement tactique libérant les milieux. Le succès se lit aussi dans la conversion des occasions (taux de finition).
Checklist opérationnelle (liste d’actions recommandées) :
- Définir un XI-type et limiter la rotation excessive.
- Déployer des recrutements ciblés en respectant la cohérence tactique.
- Mesurer les KPI à trois mois et ajuster les orientations du mercato.
- Communiquer un plan clair aux supporters pour renforcer la confiance.
- Protéger la santé des joueurs avec une gestion fine des charges.
Insight final : la réussite des résolutions du Nouvel An en Eredivisie dépend d’une combinaison de décisions structurées, d’un pilotage mesuré et d’une exécution rigoureuse. Sans ces ingrédients, même les meilleures intentions resteront lettre morte.
Quelles sont les priorités immédiates pour l’Ajax en 2026 ?
Restaurer la stabilité managériale, renforcer la défense et installer un XI type afin de réduire les erreurs et améliorer la constance des résultats.
Pourquoi Feyenoord doit-il opérer un grand ménage ?
L’utilisation excessive de joueurs et la rotation permanente ont détruit les automatismes. Un grand ménage vise à réduire la masse salariale et à clarifier la stratégie d’équipe pour retrouver des performances durables.
AZ doit-il vendre Troy Parrott en 2026 ?
Le choix dépend de l’évaluation entre gains financiers immédiats (vente à ~€21.3 million) et l’ambition sportive en Europe. Si le club vise un bon parcours européen, garder Parrott peut être judicieux ; sinon, monétiser est une option responsable.
Comment mesurer l’impact d’un recrutement ?
Suivre des KPI tels que buts/assistances, xG contribution, duels gagnés, et influence sur la dynamique d’équipe sur une série de dix rencontres pour valider l’efficacité.
Je suis analyste football et rédacteur spécialisé dans les compétitions internationales, les équipes nationales et l’évolution du jeu moderne. À travers mes articles, j’apporte une lecture claire, documentée et accessible du football mondial, en mettant l’accent sur le contexte, l’analyse et la compréhension plutôt que sur le simple résultat.

