La Fiorentina traverse une période où le tragique et le sportif s’entrelacent jusqu’à former une atmosphère presque palpable. La mort de Rocco Commisso le 17 janvier 2026, après de longs soins, ajoute un chapitre douloureux à une série d’événements tragiques qui ont déjà marqué le club toscan : la disparition brutale du capitaine Davide Astori en 2018, le décès du directeur général Joe Barone en 2024, et désormais la perte de son propriétaire emblématique. Ces faits, accumulés, alimentent chez certains supporters et observateurs l’idée d’une malédiction ou d’un destin funeste collant à l’histoire du club. Le présent dossier scrute ces épisodes, analyse leurs répercussions émotionnelles et sportives, interroge la notion de superstition dans le football italien et propose des clés pour comprendre comment un club de l’ampleur de la Viola peut tenter de se relever.
- Roche d’archive : Rocco Commisso, figure clé depuis 2019, est décédé en janvier 2026.
- Moments-clés : décès d’Astori (2018) et de Joe Barone (2024) ont profondément marqué la communauté.
- Contexte sportif : performances contrastées, finales perdues et crise interne en 2025-26.
- Répercussions : menaces aux joueurs, changements d’entraîneur, et polarisation des supporters.
- Question : comment briser l’impression d’un cycle sinistre et redonner espoir à Florence ?
La sinistre malédiction qui plane sur la Fiorentina : racines et épisodes tragiques
La Feyeur autour de la Fiorentina ne naît pas d’un match perdu ou d’une série de mauvais résultats. Elle s’appuie sur des pertes humaines, des événements qui dépassent le simple cadre sportif et qui touchent l’intime d’une institution. Le cas le plus marquant reste la mort de Davide Astori en mars 2018 : capitaine aimé, retrouvé sans vie la veille d’une rencontre, son absence a plongé le football italien dans le deuil et provoqué le report des matches du week-end. Cet épisode a jeté une ombre durable sur la mémoire du club et de ses fidèles.
En mars 2024, la Fiorentina est de nouveau frappée lorsque Joe Barone, directeur général et pilier de la gestion quotidienne, décède après un malaise. Sa disparition a frappé la structure administrative et a laissé un vide logistique et humain. Enfin, le 17 janvier 2026, l’annonce du décès de Rocco Commisso, président et propriétaire qui avait racheté le club en 2019 et investi dans des projets majeurs comme Viola Park, ravive de vieux souvenirs et alimente une lecture mythique des événements.
Ces pertes successives ont un impact émotionnel considérable. Elles créent un récit collectif où chaque nouvel incident vient renforcer l’idée d’un cycle sinistre, d’une malédiction qui s’abattrait sur le club de football. La superposition des drames — joueur, dirigeant, président — donne à l’histoire une verticalité tragique : la hiérarchie entière du club a été touchée. Ce fait alimente la superstition chez une partie des supporters, qui cherchent des signes, des explications symboliques plutôt que des lectures strictement rationnelles.
Le fil conducteur de cette section est incarné par un supporter fictif, Luca Moretti, ancien employé des officines de merchandising du club. Pour lui, chaque disparition résonne comme une déchirure familiale. Luca fut présent lors des veillées publiques, rappelle les drapeaux déposés au pied du statue d’Antognoni et raconte comment les chants se sont transformés en murmures. Cette humanisation permet de relier l’échelle macro (la direction, les investissements) à l’impact micro (la communauté locale, les familles). La mémoire collective se nourrit d’images fortes : matches suspendus, stades recouverts de bouquets, portraits en affiches partout en Toscane.
Sur le plan strictement historique, l’histoire du club est loin d’être exempte de drames, mais la concentration de pertes récentes donne un relief particulier à la période présente. Les observateurs parlent parfois d’un destin funeste, formulation qui, bien que symbolique, souligne l’ampleur du traumatisme. Les conséquences sont tangibles : perturbation des équipes, décisions administratives influencées par le sentiment d’urgence et par la pression médiatique. En fin de compte, ces épisodes rappellent la vulnérabilité d’une institution sportive face à des événements qui échappent à la logique du terrain.
Insight final : l’accumulation d’événements tragiques transforme la mémoire d’un club en un récit collectif où la superstition prend le pas sur l’analyse rationnelle, mais cette histoire reste avant tout une succession d’hommes et de femmes dont le souvenir appelle à la reconstruction.
Impact sportif et crise interne : comment la tragédie a pesé sur les résultats
La conjonction des décès et des tensions internes se lit également dans les performances sur le terrain. Après l’ascension visible sous la présidence de Commisso — investissements, retour en Europe et finales disputées — la Fiorentina a connu un effritement fin 2025 et au début de 2026. La saison 2025-26 a symbolisé ce virage : la Viola, lanterne rouge à un moment donné, sans victoire notable, subit une crise de confiance. Les décisions managériales, départs et limogeages se sont succédé dans un climat de panique.
La pression a parfois débordé : menaces de la part d’une minorité de supporters après des défaites, réactions virulentes sur les réseaux sociaux, et une ambiance pesante dans le vestiaire. Ce phénomène n’est pas propre à Florence ; d’autres clubs ont connu un point de bascule similaire. Ceux qui cherchent des parallèles pourront lire des analyses sur la lourdeur des héritages sportifs, comme l’article consacrant le défi de Villarreal à ses propres stigmates historiques, Villarreal en 2026, le défi majeur d’une malédiction, qui explore comment une histoire tragique peut peser sur les choix d’un club.
Les conséquences tactiques sont nettes : perte de repères, gestion erratique des rotations, et parfois des choix conservateurs pour tenter d’apaiser les esprits. La perte d’un capitaine charismatique comme Astori a laissé un vide de leadership difficile à combler. L’exemple de Luca Moretti illustre cet effet indirect : volontaire au sein d’associations de supporters, il rapporte que la cohésion entre tribunes et vestiaire s’est effritée, rendant les transmissions entre public et équipe moins fluides. Sans leader moral, les jeunes joueurs peinent à trouver leurs marques, et les vétérans portent un surplus de responsabilité émotionnelle.
La fragilité psychologique a aussi un impact sur la préparation physique et médicale : concentration moindre à l’entraînement, attention réduite aux détails tactiques, et un climat de stress propice aux blessures. Les clubs contemporains savent que le capital humain se gère autant que les infrastructures ; Viola Park, le centre d’entraînement impulsé par Commisso, symbolise cet effort d’investissement. Mais l’espace physique ne suffit pas à compenser l’usure émotionnelle.
Pour évaluer la portée de la crise, une comparaison avec d’autres trajectoires récentes du football européen est utile. Des articles comme celui sur le retour de managers ambitieux en compétition, le retour de Pellegrini et Xabi Alonso, montrent comment la gestion du stress institutionnel peut être cruciale pour la reprise. Florence, pour retrouver sa performance, doit conjuguer éléments humains et planification sportive.
Insight final : les événements tragiques ont altéré non seulement l’âme du club mais aussi sa mécanique sportive, et la sortie de crise nécessitera une reconstruction psychologique autant que tactique.
Superstition, symboles et récit collectif : pourquoi les supporters parlent de malédiction
La notion de malédiction est souvent un outil narratif pour donner du sens à l’irrationnel. Dans le cas de la Fiorentina, la superposition d’événements tragiques renforce un récit où le sinistre semble s’abattre de manière répétée. Traditionnellement, le football italien est fertile en légendes urbaines et en rites : chants, offrandes florales, et talismans de supporters abondent. La superstition devient un langage par lequel la communauté tente de reprendre la main sur l’imprévisible.
Les symboles jouent un rôle central. La couleur violette, omniprésente, devient un marqueur identitaire qui canalise le deuil. Les portraits d’Astori, les commémorations de Barone et la flamme lentement vacillante autour de la figure de Commisso servent de points de fixation pour une douleur collective. Luca Moretti organise, chaque année, un petit rituel en mémoire des disparus : dépôt de bougies à la porta di Santo Spirito, chant modéré au lieu des habituels cris. Ce rituel illustre comment la superstition cohabite avec la mémoire et la solidarité.
Psychologiquement, attribuer une série d’événements à une « malédiction » permet d’endiguer l’anxiété : c’est une tentative de narrativiser l’inexplicable. Cependant, ce mécanisme comporte des risques. Il peut miner la confiance des acteurs internes, favoriser des comportements irrationnels (prise de décisions basées sur des signes) et détourner l’attention des vraies causes (système de recrutement, préparation physique, gouvernance). Des clubs étrangers ont connu des épisodes similaires où la superstition a laissé des traces tangibles ; la lecture comparative inclut des cas d’entraîneurs qui ont dû lutter contre un climat de peur afin de remettre leur équipe sur les rails. À ce titre, l’article sur la reconquête de joueurs comme Leonardo Balerdi éclaire le rôle d’un leadership renouvelé pour casser des cycles négatifs.
Il est aussi utile de relier ces mécanismes à des pratiques concrètes : des actions de soutien psychologique pour les joueurs, des commissions de commémoration pour éviter la dramatisation spectaculaire, et des protocoles de communication visant à apaiser l’opinion publique. Les supporters peuvent être encouragés à participer à des initiatives positives — journées de mémoire apaisées, projets sociaux portés au nom des disparus — afin de transformer la superstition en un élan collectif constructif.
Liste d’éléments qui alimentent la superstition autour de la Viola :
- Concentration des pertes humaines dans un laps de temps réduit.
- Symboles visibles (portraits, drapeaux, commémorations publiques).
- Médiatisation intense des drames, amplifiant la perception d’une fatalité.
- Rumeurs et théories circulant sur les réseaux sociaux, renforçant la paranoïa.
- Manque de résultats qui crée un terreau fertile pour la superstition.
Insight final : la superstition peut servir d’exutoire, mais sans initiatives de reconstruction symbolique et psychologique, le récit de la malédiction risque de perdurer et d’affecter durablement la culture du club.
Gouvernance, héritage de Commisso et stratégie pour briser le destin funeste
La mort de Rocco Commisso en 2026 pose la question de la gouvernance future. Propriétaire ayant investi massivement depuis 2019, il laisse derrière lui un héritage tangible : Viola Park, des ambitions européennes et une base financière renforcée. Mais la gouvernance ne se limite pas au capital financier ; elle implique aussi la capacité à rassurer, structurer et projeter un avenir. Ici, la perte du président devient un test institutionnel pour Florence.
Un plan de sortie de crise doit associer plusieurs volets : réassurance des salariés, stabilisation sportive, et communication transparente envers les supporters. La Fiorentina a des armes : un centre d’entraînement moderne, un réseau commercial international et une base de supporters passionnée. Toutefois, convertir ces actifs en résilience nécessite un leadership identifié, une stratégie à moyen terme et une attention particulière à la santé mentale des acteurs.
Comparaisons avec d’autres dossiers sportifs montrent des enseignements utiles. Par exemple, la gestion de retours de joueurs ou de capitaines marquants, détaillée dans l’article sur Unai Simón et Joan Garcia, met en lumière l’importance d’un management cohérent pour remettre les individus au centre d’un projet. De la même manière, la Fiorentina pourrait inspirer des protocoles de reconstruction centrés sur les personnes.
Sur le plan opérationnel, quelques axes concrets sont proposés : priorité aux programmes de soutien psychologique, renforcement des cellules de sécurité pour protéger les joueurs contre les menaces, et lancement d’initiatives mémorielles apaisantes et non-spectaculaires. Le club doit aussi clarifier sa feuille de route sportive : recrutement ciblé, cohérence tactique, et patience stratégique. Des revues de cas montrent que des clubs qui ont enduré des crises internes ont rebondi lorsque la gouvernance a su conjuguer empathie et rigueur.
Un point clé souvent négligé est la communication. Annoncer des mesures concrètes, associer les familles des disparus à des projets sociaux et valoriser les jeunes talents locaux sont autant d’actes symboliques qui jouent sur le long terme. Sur le plan marketing, la marque Viola peut être recentrée sur des valeurs de résilience plutôt que sur la victimisation. Enfin, l’engagement avec des partenaires externes, médias et organismes de santé mentale, sera décisif pour briser l’idée d’un destin funeste.
Insight final : la mort de Commisso oblige la Fiorentina à transformer son héritage en stratégie de résilience ; la reconstruction passe par la gouvernance, le soutien psychologique et une communication apaisée.
Perspectives, comparaisons et le futur du football italien à l’épreuve des drames
Au-delà du cas florentin, le football italien dans son ensemble doit apprendre à gérer l’imprévu et le tragique. Les incidents qui ont affecté la Fiorentina renvoient à une réflexion plus large sur la responsabilité sociale des clubs, la prise en charge des joueurs et des employés, et l’importance d’outils modernes de gestion de crise.
Les trajectoires de certains joueurs ou équipes, analysées récemment dans la presse, offrent des pistes d’inspiration. L’article sur la reconquête de places par des joueurs comme Leonardo Balerdi montre comment un leadership sportif renouvelé peut inverser des dynamiques négatives. Dans un autre registre, la progression de jeunes talents mise en lumière par des dossiers comme les étoiles montantes de 2025 rappelle qu’investir dans la formation reste une solution pérenne pour surmonter les crises.
Le cas de la Fiorentina doit aussi être mis en rapport avec d’autres récits européens où l’idée de malédiction a été déconstruite par la mise en place de structures professionnelles. Des clubs ont, après des épisodes noirs, engagé des politiques de long terme combinant stabilité financière, recrutement cohérent et initiatives de lien communautaire. Les observateurs peuvent également consulter des parcours individuels inspirants, comme celui de gardiens ou de joueurs ayant surmonté des pressions médiatiques, évoqués dans des récits tels que l’article sur Aaron Escandell.
Un tableau chronologique synthétise les étapes-clés des drames récents et leur impact sur le club :
| Année | Événement | Impact |
|---|---|---|
| 2018 | Décès de Davide Astori | Soulèvement émotionnel national, report de matches, perte de leader |
| 2019 | Acquisition par Rocco Commisso | Investissements majeurs, projet Viola Park |
| 2024 | Décès de Joe Barone | Vide administratif, choc interne |
| 2026 | Décès de Rocco Commisso | Question de succession, impact symbolique fort |
En 2026, la charge émotionnelle autour de la Fiorentina est un signal pour l’ensemble du football italien : il faut institutionnaliser le soutien psychologique, professionnaliser la gestion de crise et repenser la relation clubs-supporters. Le récit de la Viola pourra servir de leçon pour d’autres structures qui, un jour, feront face à l’imprévisible.
Pour nourrir la réflexion visuelle et médiatique, deux séquences vidéo documentent la mémoire du club et les hommages : l’une retrace les commémorations pour Astori, l’autre explore la genèse du centre d’entraînement Viola Park et les ambitions imposées par Commisso. Ces documents aident à mesurer la profondeur du lien entre club et communauté.
Insight final : la Fiorentina peut sortir de la période sombre en transformant le récit de la tragédie en un projet collectif de résilience, inspirant d’autres acteurs du football italien à renforcer leurs dispositifs humains et institutionnels.
Une autre vidéo propose un regard sur Viola Park et les ambitions du club.
Quelles sont les principales pertes humaines qui alimentent la thèse d’une malédiction ?
Les événements marquants sont le décès du capitaine Davide Astori en 2018, la disparition du directeur général Joe Barone en 2024, et la mort du président Rocco Commisso en janvier 2026. Ces pertes ont touché différentes strates du club et alimentent le récit d’une période tragique.
La superstition peut-elle réellement affecter les performances d’une équipe ?
Oui. La superstition influence l’état d’esprit : pression accrue, baisse de confiance, décisions irrationnelles. Sans mesures de soutien psychologique et une gouvernance stabilisatrice, l’impact sur la préparation et la cohésion peut devenir tangible.
Quels leviers immédiats pour briser le cycle négatif ?
Des actions concrètes incluent la mise en place de programmes de soutien psychologique, la clarification de la gouvernance après la disparition d’un propriétaire, la stabilisation du staff technique et des initiatives mémorielles apaisantes impliquant la communauté.
La Fiorentina possède-t-elle les ressources pour se relever ?
Oui. Les investissements passés, le centre d’entraînement Viola Park et une base de supporters passionnée sont des atouts. La clef sera la transformation de ces ressources en stratégie humaine et sportive cohérente.
Je suis analyste football et rédacteur spécialisé dans les compétitions internationales, les équipes nationales et l’évolution du jeu moderne. À travers mes articles, j’apporte une lecture claire, documentée et accessible du football mondial, en mettant l’accent sur le contexte, l’analyse et la compréhension plutôt que sur le simple résultat.

